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PRANAYAMA
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Le travail sur la respiration qui accompagne les postures permet aux poumons d'acquérir une meilleure expansion et à la cage thoracique une plus grande élasticité. Le pranayama a pour effet de purifier le système nerveux et d'augmenter le flux de prana (énergie contenue dans l'air) dans l'organisme. Il vise au contrôle du souffle et réveille des nerfs enfouis dans les poumons. Cette maîtrise implique diverses manipulations sur le souffle. Le pranayama concerne le corps par son travail sur la respiration mais également l’énergie et la pensée grâce aux liens étroits entre respiration, énergie et mental.
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Le Hatha Yoga est l’exploration du corps à travers les "âsanas" et la maîtrise de la respiration " pranayama ". Le mot sanskrit "âsana" évoque à la fois la posture, l'attitude juste et la présence dans cet état d'être. Peu importe le nombre de posture existant en yoga, peut-être qu'il n'existe qu'une seule posture, mais qu'elle change constamment de forme. Ramana Mahârshi disait: "La véritable posture, c'est de demeurer dans le Soi." Le but ultime de la posture est d'unir et de relier sur le terrain du corps, le geste, le souffle et la pensée. |
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La Respiration
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Dans le Yoga, quelle que soit sa forme, la respiration est présente. Les postures et le souffle sont intimement liés. Installer une bonne respiration physiologique, favorise santé et harmonie en éliminant les noeuds, les blocages, qui sont autant de zones de faiblesses dans lesquelles se logent les craintes, les émotions, les angoisses. La respiration, comme on la considère couramment, c'est l'air inspiré et expiré en tant que mélange d'éléments concrets, dont l'oxygène et le gaz carbonique. C'est du point de vue physiologique, au niveau des alvéoles pulmonaires, l'oxygénation du sang, phénomène chimique qui entretient la vie en régénérant le sang vicié. Des fonctions vitales dépendantes du système neurovégétatif, la respiration est celle que l'on peut aisément maîtriser. Le rythme et la profondeur de la respiration agissent sur les systèmes physiologiques corporels, la structure des ondes cérébrales, et le mode de pensée. En se concentrant sur le souffle, on peut apaiser le mental, développer l'attention et trouver l'accès vers les zones plus profondes du mental et de la conscience. |
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Prânayâma
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Dans les Yoga-Sûtra (II, 49), Patanjali explique: "Ceci (la maîtrise de la posture) étant atteint, la régulation des phases d'inspiration et d'expiration est le contrôle du souffle". Cette conscience du souffle s'appelle prânâyâma. |
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Selon le concept Yogique : le monde matériel, perçu par nos sens, est doublé d'un monde semi- matériel, fluidique non perçu par nos sens : le monde ou plan du Prana, et que notre corps physique est la matérialisation de plusieurs corps subtils: énergétique (pranique), émotionnel, mental et intuitif, spirituel. Ces différentes couches sont Intimement reliés par l’intermédiaire des réseaux et centres énergétiques du corps pranique, en rapport avec les nerfs, les plexus nerveux, la circulation sanguine, le système respiratoire, les organes et les glandes du corps physique. |
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Il est important que ces corps fonctionnent ensemble en parfaite harmonie.
Prânayâma est le processus par lequel s’accroît la réserve de l’énergie universelle véhiculée par l’air : le Prâna Le Prâna est l'énergie vitale. Cette énergie subtile ne doit pas être confondue avec l'air. L'échange d'air est au niveau du corps dense, physique, l'échange du Prâna s'effectue au niveau du corps subtil Pranique |
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Corps pranique / corps énergétique
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| Le corps pranique englobe, pénètre et déborde le corps physique de quelques centimètres. Il est composé : - De milliers de structures tubulaires, les Nadis : canaux ayant pour fonction de distribuer les diverses énergies. Sur le plan du corps physique, certains correspondent aux artères, veines, capillaires, des systèmes respiratoire et circulatoire , d’autres aux nerfs, canaux et conduits des systèmes nerveux, lymphatique, glandulaire, digestifs et génito-urinaire. … Au niveau des corps subtils, les nadis sont filiformes, non mesurables. Ils véhiculent les sensations, émotions, l’énergie cosmique, la conscience /manas shakti, et l’energie vitale/ prana shakti. – Ida nadi, en relation avec la narine gauche, et pingala nadi, avec la narine droite, sont les deux principales nadis. Elles circulent de part et d’autre de sushumna, la troisième nadi principale qui a pour correspondance physique l’axe vertébral. - D’une multitude de centres énergétiques, les Chakras. Chakra signifie « mouvement circulaire ou roue » : Points de jonction de nombreux nadis, et en connexion étroite avec les Plexus nerveux, se sont les organes du corps subtil. - Ida : relié à la narine gauche, représente en nous l'aspect féminin, lunaire, et le passé. C'est le canal qui gère nos émotions. Sur le plan physique, il contrôle la partie gauche de notre corps et l'hémisphère droit de notre cerveau, siège de l’intuition, de la créativité mentale et de l’orientation dans l’espace. - Lorsqu’ Ida prédomine en excès : il y a suractivité du système nerveux parasympathique : Les personnes qui utilisent trop ce canal, sont des personnes émotives, souvent tournées vers le passé. Elles se sentent facilement coupables et se laissent dominer par les autres. En société, ce sont des personnes qui s'effacent et cela peut se traduire par une asthénie générale, de la constipation. Dans des cas extrêmes ces personnes peuvent tomber dans la léthargie et la dépression. Prânâyâma inclue toute une série de techniques de respirations et de concentration mentale qui permettent le déplacement et la dilatation volontaire des organes respiratoires, d’une manière plus ou moins rythmique et intensive, améliorant les activités des fonctions vitales essentielles : cardiaque, pulmonaire ainsi que les fonctions subtiles du système énergetique et mental. Prânâyâma permet de capter prana beaucoup plus que la respiration ordinaire ne le peut. Prana active alors puissamment les chakras/ centres d’énergie, qui le modulent en fonction des besoins et assurent sa distribution à travers les nadis. Tous les systèmes : respiratoire, nerveux, digestif, excrétoire et génital, atteignent alors un plus haut niveau de santé et d’harmonie. TECHNIQUES DE PRANAYAMA La plupart des pranayamas se font par le nez. Parmi les exercices les plus courants, les plus simples comme l'observation du passage de l'air dans les narines, ne sont pas moins "efficaces" que les plus compliquées avec rythmes et rétentions. L'important, c'est la conscience du souffle et la qualité de l'attention qui lui est portée. Pour les pranayamas en posture assise, prendre soin de la posture : assurant la juste rectitude du dos, le bon placement du sternum, de la cage thoracique, du cou, de la tête. Il est indispensable d’apprendre les techniques de pranayama, avec un professeur qualifié dans l’art de cette science. Les personnes souffrant de surtension artérielle ou d'épilepsie, ne doivent pas pratiquer de retentions poumons pleins ou poumons vides - La respiration yogique / respiration complète
- La respiration complète inclut chronologiquement ces trois niveaux. - Un sens (ascendant) Elle doit être comme une vague qui va et vient fouettant ou berçant au gré des évènements, obéissant à la pensée pour permettre de se stimuler ou de s'apaiser selon les circonstances Allonger le souffle améliore la qualité de circulation et diffusion du Prâna à l'intérieur du corps et influence positivement corps et esprit L'esprit doit se poser sur le souffle, se fondre avec le souffle , pour qu'il puisse se modifier positivement. - Ujjayi pranayama : la respiration glottique Ujjayi veut dire victorieux La respiration glottique se pratique en s'imaginant inspirer et expirer au moyen d'un orifice situé au niveau du larynx on doit sentir le flux d'air à ce niveau et entendre un souffle doux. Pendant l’inspiration la glotte est légèrement contractée, produisant un son profond et doux ; pendant l’expiration la contraction se fait un peu plus haut produisant un son légèrement différent. Durant toute la pratique, la respiration reste lente, profonde et régulière. Respirer par les narines, la glotte légèrement contractée, allonge le souffle naturellement et le ralentit sans effort. Ujjayi favorise la concentration, l’intériorisation et la sensibilité psychique. Pratiqué dans les différentes postures , il est toutefois énergisant, par une meilleur diffusion de l'énergie vitale. Activant le feu intérieur /Agni, il permet de réchauffer le corps et renforce les systèmes nerveux et digestif.
En position assise, les pouces bouchent les oreilles Les inspirations sont profondes comme dans ujjayi, les expirations profondes accompagnées d’un doux murmure semblable au son du bourdon. Très bénéfique pour les personnes souffrant d’insomnie. - Bhastrika pranayama : La respiration du soufflet de forge - Inspiration fractionnée : - Le stade suivant combine l’inspiration et l’expiration fractionnées. En position assise cette pratique donne de l’endurance et une sensation d’euphorie. Le stade ultérieur avec introduction des rétentions s’adresse aux élèves moyens et plus avancés - Les rétentions de souffle impliquent l’apprentissage des ligatures, contractions qui contrôlent et ferment les orifices du corps : les bandhas. - la rétention interne (antara kumbhaka) est introduite en reprenant la pratique de l’inspiration fractionnée, en fin de remplissage des poumons , pendant dix à quinze secondes de rétention, maintenir fermement le diaphragme, puis expirer doucement et profondément en le relâchant progressivement…Très bénéfique pour les hypotendus - La rétention externe (bahya kumbhaka) est introduite en reprenant la pratique de l’expiration fractionnée, on ajoute la rétention poumons vides que l’on tient cinq ou six secondes…. A des bienfaits apaisant sur les nerfs et le cerveau. - Le stade suivant est réservé aux élèves avancés pratiquant le yoga depuis plusieurs années, il combine les inspirations et expirations fractionnées, les rétentions internes et externes, les bandhas. - Surya bhedana pranayama La respiration de la perforation du soleil Par la pratique de Surya bhedana le corps et l’esprit sont dynamisés, la chaleur interne est augmentée. Les nerfs sont apaisés et les sinus dégagés. Renforce le foie et active la digestion. Pratique : - Narine gauche fermée, contrôlant le souffle au moyen des doigts, Inspirez finement, longuement complètement par la narine droite (pingala nadi) - Avec l’avancement dans la pratique, la rétention interne avec mula bandha, puis la rétention externe avec uddiyana sont progressivement introduites. - Chandra bhedana pranayama : chandra signifie lune Les effets dont identiques à ceux de surya bhedana excepté que chandra bhedana rafraîchit l’organisme. - Narine droite fermée, inspirez finement, longuement, complètement par la narine gauche (ida nadi) - Avec l’avancement dans la pratique, la rétention interne avec mula bandha, puis la rétention externe avec uddiyana sont progressivement introduites. - Nadi-sodhana respiration alternée : Nadi-sodhana signifie purification (sodhana) des nadis. Ce pranayama, neutralise la tension physique et mentale et améliore la respiration nasale. En régulant la respiration, en la rendant plus profonde et plus longue, vous calmez votre mental, par l’alternance des narines vous nettoyez et harmonisez les canaux praniques, permettant la libre circulation des énergies. |
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Dans la pratique de Nadi-sodhana , deux possibilités sont possibles quant au placement de la main droite - deux Mudras traditionnels :
- Nasagra mudra : l'index et le majeur posés sur le milieu du front. Les doigts placés sur le front, stimulent Ajna chakra, ce qui est censé procurer une bonne perception mentale, un meilleur self-contrôle, une intuition supérieure et une perception extrasensorielle. - Vishnou mudra : l'index et le majeur repliés vers l'intérieur de la main , pointant vers la poitrine . Selon T. Krishnamacharya, cette attitude tourne l'attention vers le coeur , véritable but du prânâyâma . Le geste symbolique indiquant l' orientation et la direction que prennent le souffle et le mental , vers le plus intime de soi . Dans les deux mudras , les autres doigts, exerce une légère pression sans déplacement du cartilage nasal : le pouce touche et contrôle délicatement la narine droite, l'annulaire et l'auriculaire la narine gauche , ajustant le débit, le rythme et la résonance du souffle en rétrécissant ou élargissant les fosses nasales ; l'observation attentive des sensations au niveau des muqueuses ainsi que l'écoute du son subtil permet de moduler la régulation du souffle . Par ce contrôle digital le pratiquant atteint à une plus grande sensibilité et à une plus grande conscience. |
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Pratique : · Assis confortablement, en veillant à maintenir le centre du menton dans l’axe du centre du sternum, pratiquez ce pranayama comme si vous humiez le parfum de l’air, avec un souffle fluide régulier et doux, presque inaudible . · Appuyez doucement sur la narine droite avec le pouce droit, sans déplacer la cloison centrale des fosses nasales. Posez délicatement le bout de l'annulaire et de l'auriculaire sur la narine gauche. · Inspirez lentement et silencieusement par la narine gauche, en vous attachant à percevoir, grâce aux terminaisons nerveuses situées à l'intérieur du nez, la fraîcheur de votre souffle dans la narine supérieure et plus haut encore, jusque dans l'intérieur du crâne. · Appuyez sur la narine gauche (toujours avec délicatesse), retirez le pouce de la narine droite, et expirez lentement et profondément, en vous attachant à percevoir la chaleur de votre souffle à l'intérieur de la narine droite. · Inspirez par la narine droite, en vous attachant à percevoir la fraîcheur de votre souffle, comme précédemment, et expirez par la gauche, en percevant la chaleur de votre souffle. · Répétez ce cycle à volonté, tant que vous n'éprouvez aucune fatigue. Vous terminez toujours en expirant par la narine gauche. Si après deux ou trois minutes, vous sentez une chaleur au visage, c'est l'indice que la respiration cellulaire a été stimulée et que l'exercice a atteint un de ses buts : recharger vos batteries cellulaires avec du prana frais. - Avec l’avancement dans la pratique, la rétention interne avec mula bandha, puis la rétention externe avec uddiyana sont progressivement introduites. |
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Chantal Guignier - This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it - 04 76 38 92 07 / 06 09 88 32 61 - SIRET 533 983 284 00019 - Activité 8551Z |
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